logo

headmade Factory

Peggy Oulerich

Fille du monde, Peggy Oulerich a grandi entre Nouvelle Calédonie et Sénégal, avant de faire ses armes à Paris dans la compagnie "Sans Dessus Dessous", avec la chorégraphe Bénédicte Raquin, de qui elle a beaucoup appris.
C’est avec cette troupe qu’elle s’est forgée une identité artistique plurielle, basée sur l’échange et la collaboration, et a eu l’occasion de travailler avec des chorégraphes aussi différents que J.Montalvo- D.Hervieu ou Robyn Orlin , Samir Hachichi, Karim Sebbar…

Elle s’est installée à St Martin depuis 2008, avec pour ambition de développer la danse contemporaine, inexistante sur l’île. En cela son action se situe tant dans une démarche pédagogique qu’artistique.
Pédagogique au sein des ateliers chorégraphiques qu’elle anime sur toute l’île et des touches contemporaines qu’elle distille çà et là au gré des festivités locales, avec Clara Reyes et l’institut Imbali spécialisé en danses traditionnelles.
Artistique lorsqu’elle offre à voir un autre rapport au corps, loin de la sensualité ambiante de l’île, et pourtant tout en contact et très animale, investissant des lieux improbables et des structures plasticiennes originales, lors de performances ou de chorégraphies très abouties, malgré le manque de danseurs professionnels sur l’île.

« La danse contemporaine est multiple et se réinvente sans cesse ; loin d’une danse narrative où le sens est imposé et la technique comme seul objet d’intérêt. D’un chaos apparent naît une réelle harmonie dans la chorégraphie, où chacun promène son œil selon sa sensibilité et y trouvera une lecture qui lui est propre, en écho à son inconscient et son imaginaire. La grâce se trouve alors dans l’incertitude des formes et la combinaison des corps. La poésie naît de ce nouveau rapport que le danseur explore avec la matière, d’un sol, d’un mur, d’une peinture, d’un autre corps… »

Peggy Oulerich oriente régulièrement son travail autour des techniques de la danse contact et de l’improvisation ; elle implique en cela pleinement ses danseurs dans le processus créatif afin de « se nourrir des résonances intérieures de chacun ». Ses inspirations sont éclectiques et sa collaboration avec des artistes plasticiens est « le moyen privilégié de confrontation des univers interprétatifs du réel ».

Lorsqu’on lui demande de définir sa danse, elle répond que c’est une danse à vivre, tant comme danseur que comme spectateur, et aux mots et leur définition qui figent l’action, elle préfère « un langage dansé et un discours des corps… »

Retour à la Galerie: Peggy Oulerich
J'ai encore quelque chose à te dire
J'ai encore quelque chose à te dire
J'ai encore quelque chose à te dire Galerie: Peggy Oulerich Description: Série de 3 performances évolutives autour de l'installation de l'artiste plasticienne Florence Nkpa - Photos: Romaric Benjamin
Vues: 2043
Additional Info